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07 novembre 2010 - 06 mars 2011

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Diplômés 2010 des écoles d’art du Languedoc-Roussillon


Diplômés 2010 des écoles d’art du Languedoc-Roussillon
Lionel Biermann, Pierre Chancel, Fan Cheng, Amélie Coronado, Nicolas Daubanes, Jean-Baptiste Durand, Sylvain Gaillard, Mathieu Legrand & Camille Santacreu, Mehdi Melhaoui, Renaud Seveau, Marie-Claude Vidal
Artistes issus de l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Montpellier Agglomération, de l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Nîmes et de la Haute Ecole d’ART de Perpignan

Cette première édition d’un cycle d’expositions réunit des artistes issus des écoles d’art du Languedoc-Roussillon. Le musée régional d’art contemporain Languedoc-Roussillon affirme avec cette exposition sa volonté de défendre la jeune création formée et issue de sa région sur son territoire.
Un temps fort proposé au public, composant avec tous les registres de la création actuelle, dessin, sculpture, installation, vidéo, qui est une mine de prospection pour les professionnels de l’art et de découverte pour le grand public. Très prospective, cette exposition permet de prendre la température de la jeune scène émergente dans la région.

Lionel Biermann
Né en 1984 à Arles – Vit et travaille à New-York
DNSEP de l'école des Beaux Arts de Montpellier Agglomération
Préoccupé par le processus de création d’une œuvre, le travail de Lionel Biermann trouve sa source dans son quotidien, sur lequel il agit comme un filtre conscient qui reçoit et propose une nouvelle perception.
Pour la série de dessins Architectures, c’est en se basant sur les images d’une architecture qui promeut une technique « moderne » de mise en œuvre qu’il intervient en mettant en avant la technique même de création du dessin, et en utilisant les codes graphiques de ces bâtiments.

Pierre Chancel
Né en 1986 à Clermont-Ferrand – Vit et travaille à Nîmes
DNSEP de l’école Supérieure des Beaux-Arts de Nîmes
Le travail de Pierre Chancel puise ses sources dans la sémiologie, l’histoire et le mythe. Chacune de ces notions va tour à tour faire naître des images qui vont interroger leurs structures, leurs fonctions et leur dimension fictionnelle. Le contexte contemporain des travaux va quant à lui créer un décalage avec les vestiges de ces légendes et anecdotes historiques tout en les faisant ressurgir de notre passé.
Pierre Chancel rejoue des épisodes tirés de récits anciens, transpose l’histoire lointaine et le mythe en photographie. Ses images, construites sous la forme d’énigmes, laissent le doute s’installer en tant que vision et interprétation.

Fan Cheng
Né en 1981 à Dongying (Chine) – Vit et travaille à Nîmes
DNSEP de l’école Supérieure des Beaux-Arts de Nîmes
Les dessins de Fan Cheng proposent de regarder avec la pensée, avec la mémoire, avec les catégories autant de l’esthétique que du langage. Pendant la création, il cherche à énoncer, à spéculer sur quelques idées et catégories de la connaissance qui le travaillent, qui l’interrogent, et qui tout en traversant quelques prétentions scientifiques et philosophiques, témoignent de son inquiétude, de l’incertitude sur les choses essentielles et existentielles de l’être inscrit dans un cosmos sans finitude.

Amélie Coronado
Née en 1986 à Tarbes – Vit et travaille à Bruxelles
DNSEP de l’école Supérieure des Beaux-Arts de Nîmes
Les œuvres d’Amélie Coronado jouent avec la perception. Entre ce qui apparaît et ce qui n'apparaît pas, ses œuvres sur papier ou sculptures offrent différents points de vue et livrent une multiplicité de lectures. Ses dessins puisent dans l'organique et le géométrique et se réfèrent à l'architecture. Les thèmes de la défense et de l'attaque, de l'anatomie et de la surface sont également au centre de son travail.
Maquette, carton, image : volume et dessin migrent encore, pour rejoindre cette fois la sculpture. Quatre morceaux de métal découpés, peints en noir, disposés en emboîtement. Enchaînement aussi massif qu’ajouré, les surfaces lourdes, cabossées à bords coupants font apparaître le vide qu’elles abritent : arche inversée en chacun de ses bouts. A côté, un volume fait de papiers attachés par du scotch repose à terre, faisant un coude en son milieu.

Nicolas Daubanes
Né en 1983 à Lavaur – Vit et travaille à Perpignan
DNSEP de la Haute Ecole d’ART de Perpignan
Nicolas Daubanes travaille avec les mémoires et les expériences qu’elles génèrent. Il évoque autant les passés vécus en tenant compte des empreintes que les traces du présent. La valeur de «temps» est constante dans ses travaux et il s’attache à interagir avec elle. L’évocation de la mort dans ses propositions n’est là que pour accentuer son désir de parler de la vie, une échappée, un pari sur le futur. Dans Put me back on my bike, une échographie filtre l’image du coureur cycliste Tom Simpson qui zigzague et s’écroule dans la montée du Mont Ventoux le 13 Juillet 1967.

Jean-Baptiste Durand
Né en 1985 à Antibes – Vit et travaille à Montpellier
DNSEP de l'école des Beaux Arts de Montpellier Agglomération
Les recherches de Jean-Baptiste Durand portent principalement sur le portrait et plus particulièrement sur les espaces relationnels entre les individus. Manipulant les codes du cinéma et de la dramaturgie, il interroge « l’ultra-réalisme» si l’on admet que, par essence, la fiction est plus « vraie » que le réel. La vidéo ou le cinéma, dans sa construction, permet d’explorer cet espace qui échappe à la dichotomie réalité / fiction.
L’Amour Sans Le Sexe décrit le portrait d’une amitié, d’une relation entre trois amis, d’une hiérarchie qui se restaure à chaque instant. Le film interroge le jeu de l’acteur, sa direction, le rapport au texte et à l’improvisation. Le cinéma et la théâtralité se confrontent dans le temps du film. La mise en scène s’invente dans l’espace entre le personnage de fiction (JB), l’acteur et l’auteur (Jean-Baptiste Durand) : elle reconstruit son autoportrait.

Sylvain Gaillard
Né en 1980 à Guilherand-Granges - Vit et travaille à Nîmes
DNSEP de l’école Supérieure des Beaux-Arts de Nîmes
L'art est peut-être ce qui parle le mieux ou ce par quoi on peut le mieux parler du réel. Ce réel indéfinissable, unique, singulier et hasardeux (Cf. Clément Rosset in Le réel et son double). Il est donc impossible de le décrire comme une vache, en expliquant qu'elle est différente du mouton, de le voir dans son entier, de le copier ou de l'imiter. Faire de l'art c'est donner forme à cet indéfinissable, à ce hasard parfois effrayant qui nous habite et qui nous entoure.
Les chaussettes est une pièce qui se voudrait représentative de sa pensée, par elle, on passe de la force de la pensée et du rêve (diurne) à celle de la déception. Mais une déception dynamique, tendue et volontaire. "Les érudits tricotent les chaussettes de l'esprit" et le surhomme est un idiot. (F.Nietzsche in Ainsi parlait Zarathoustra)

Mathieu Legrand & Camille Santacreu
Camille Santacreu, née en 1982 à Toulouse - Mathieu Legrand, né en 1981 à Paris
Vivent et travaillent à Perpignan
DNSEP de la Haute école d’ART de Perpignan
La Chambre des Singularités est un projet qui fait vivre un cabinet de curiosités réadapté à l’époque contemporaine; une collection d’objets élaborés à partir de recherches basées sur différents types de médias et façonnés au moyen de matières issues de la récupération. Dans un esprit libre et critique du monde actuel, ces objets tendent à dresser non pas un constat mais une série de questionnements quant au passé, au présent et au devenir de l’homme moderne et sont présentés au public dans une structure spécifique qui devient, à l’instar des premiers cabinets de curiosités, un lieu de rencontres, d’échanges et de discussions.

Mehdi Melhaoui
Né en 1983 à Casablanca – Vit et travaille à Montpellier
DNSEP de l'école des Beaux Arts de Montpellier Agglomération
Un zodiac à moitié gonflé, plié et replié sur lui-même comme un corps organique torturé, ligoté. Objet trouvé, l'œuvre de Mehdi Melhaoui relève de l'expérimentation: à la fois enclenchement d'une action, celle de poser, manipuler un objet pour enfin l'exposer, et déclenchement du pouvoir de replier l'œuvre, la déformer, pour enfin la retirer de son lieu d'exposition. Le lieu d'exposition est ainsi transformé en lieu d'expérimentation, l'œuvre en performance, son exposition, un moment unique. Dans quelque position que soit exposée cette œuvre, la matière se tend, prend position, s'immobilise, tout comme le muscle permet au corps organique de se mouvoir, de s'immobiliser. A la différence près que dans cette œuvre, c'est le vide, l'air emprisonné dans le zodiac qui lui donne forme, devenant elle-même en partie œuvre, en partie créatrice.

Renaud Seveau
Né en 1986, à Orléans, Vit et travaille à Montpellier
DNSEP de l'école des Beaux Arts de Montpellier Agglomération
Pratiquant principalement la photographie, le jeune artiste est passionné par le portrait, un domaine qu'il explore autant par l’image que par le son.
L’installation sonore Jean-Marc, présente une histoire racontée en américain par un comédien français, Patrick Floersheim, surtout connu dans le cinéma francophone pour sa voix qu'il a prêtée à Robin Williams, Michael Douglas, ou encore Ed Harris. Un ping-pong imaginaire entre France et Etats-Unis : des sons de rues captés à New York, la voix off dans le nord de la France et les bruitages à Montpellier. Pièce radiophonique ou court métrage de fiction sonore, Jean-Marc emprunte au cinéma hollywoodien ses plans, ses clichés, et réinjecte le tout dans une ambiance décalée, où nulle traduction en français est nécessaire, puisque la mélodie et la texture des mots suffisent pour participer à ce voyage fantasmé.

Marie-Claude Vidal
Née en 1961 à Perpignan – Vit et travaille à Perpignan
DNSEP de la Haute Ecole d’ART de Perpignan
Comptez le nombre de femmes Poètes! Compositrices! Ça ou zéro c'est du pareil au même. C'est donc bien que les femmes sont faites d'un langage appauvri, d'une masse musculaire moins importante et par conséquent qu'elles sont destinées à faire plus précocement que leurs frères l'expérience inhibitrice de l'impuissance. C'est l'absurdité qui les frappe. C'est cette commotion déconcertée qu'il faut s'appliquer de mettre en signe, en scène. Seule la grotesque idiotie peut faire parade à la profonde consternation, en attendant sa sœur jumelle, l'ironie, qui n'est pas encore à sa portée.



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